Perturbateurs endocriniens : Passons du paradigme de l’interdiction à celui de la protection

Le nouveau vote européen sur les critères de définition des perturbateurs endocriniens prévu le 4 juillet prochain doit remettre la science au cœur des débats. C’est le sens du débat organisé le 29 juin par la Fondation Rovaltain auquel participe le groupe de travail et de recherche Oui à l’innovation !

Concernant les enjeux liés aux perturbateurs endocriniens, la question des résidus de médicaments dans l’eau apparait comme prioritaire. Des études ont révélé la présence de molécules à usage thérapeutique dans des eaux de surface ou des eaux souterraines avec des concentrations allant du nanogramme par litre au microgramme par litre. Alors que plusieurs études ont mis en évidence des altérations d’organismes aquatiques (reproduction, etc.), cette présence interroge quant aux effets de ces substances sur les usagers.

Toutes les parties prenantes souhaitent une définition claire et scientifique des perturbateurs endocriniens. Il est urgent de disposer d’une réglementation équilibrée qui repose sur deux piliers : protéger la santé publique et préserver le principe d’innovation pour encourager la Recherche & Développement. Alors que l’émotion envahit le débat public, il est indispensable de remettre la raison dans le débat.

Oui à l’innovation s’attache à changer de paradigme : passons de celui de l’interdiction à celui de la protection. Pour cela, l’évaluation coûts/opportunités est un outil clé. Différencions également risque et danger. Quand une molécule présente un danger, des mesures sont mises en place pour protéger la population exposée. Naturellement, les molécules qui présentent un risque avéré pour la santé publique doivent être retirées du marché.

Perturbateurs endocriniens : Passons du paradigme de l’interdiction à celui de la protection
Refonder le principe de précaution